jeudi 1 mars 2012

Quelle place pour les services publics en 2012 ?

Préambule
A notre époque le mondialisme exprime une volonté délibérée d'uniformisation des cultures par un alignement idéologique sur la financiarisation de l’ activité économique et ce au mépris des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes .
Le corolaire de ces nouveaux dogmes est le dessaisissement de l’ Etat de son rôle régalien qualifié de notion obsolète. En effet la propagande ultra-libérale se fait le relais de la stigmatisation des services publics qualifiés d’ archaïques, alors que je fais mienne une conception de l’ Etat républicain comme garant de la continuité des services publics de qualité assurant l’ Egalité réelle entre tous les citoyens de la Nation .

Pour commencer à poser ce problème quelques chiffres qui ne concernent que la France. Les économistes évaluent à 91,5 milliards le déficit public et à près de 1800 milliards la dette publique, sans parler évidemment d'une balance commerciale fortement déficitaire. Dans ces conditions, si l'on tient compte des engagements des états européens de ramener à l'horizon 2013-2014 le déficit public à 3% du PIB, une politique d'austérité , avec comme composante un certain sacrifice du service public ( au nom de la crédibilité internationale et financière de la France )semble nécessaire voire indispensable. C'est le discours actuel officiel des gouvernements, du moins des pays qui s’arrogent la direction du conseil européen , de la commission de Bruxelles et du F.M.I , qui forment un nouveau triumvirat ( la « Troika »)chargé de la politique européenne en coordination avec les Banques dont certaines ont largement induit, et profité , de la crise financière actuelle ).

Je conçois la République comme l’expression d’un Etat maître incontestable des fonctions régaliennes nécessaires à l'équilibre national dont la solidarité .

Selon mes idéaux la triade Liberté ,Egalité ,Fraternité ne se décline pas dans une hiérarchie de ces valeurs .Les deux concepts de Liberté et d’Egalité ne sont pas antagonistes mais doivent s’unir par un moyen terme humaniste : la Fraternité.

L'une des expressions opératives de l’Egalité directement liées aux droits inaliénables de l'Individu, est l’ accès à des services publics de qualité ,je pense en particulier au droit au travail , au logement, aux soins de qualité , à l'éducation publique ...

Ainsi chaque citoyen possède un certain nombre de devoirs, car il appartient à une communauté dont les règles de vie doivent être établies sans ambiguïté pour éviter le chaos .Mais il bénéficie également de droits fondamentaux , dont une partie importante , qui rend réelle la citoyenneté effective, doit être assurée par les Services Publics qui constituent alors le vecteur fondamental de la perpétuation et de la cohésion de la communauté nationale. Si nous souhaitons que les citoyens en aval, fassent profiter leur Nation de leurs compétences diverses, il faut bien les y former en amont de manière juste .La République donc l’ Etat doit leur assurer la sécurité et une existence digne de leur qualité de citoyen ,égaux certes face à la Loi mais aussi non soumis à une disparité inacceptable de fortune , surtout si celle-ci est acquise par héritage ou des moyens illégaux ou injustes .

Une destruction programmée des services publics serait inévitablement suivie de la prééminence des services privés et alternatifs dont la finalité est ouvertement de faire du profit et dont l’accès sélectif à ces services se fait au plus offrant ,c’est-à-dire aux plus fortunés .La généralisation de cette privatisation deviendrait à terme totalement contradictoire avec les concepts de méritocratie, de Liberté et d'Egalité. Nous en constatons dès maintenant les prémices par la constante augmentation des inégalités dans mains secteurs de l’activité .

Rappelons avant de poursuivre quelques notions fondamentales sur l’Histoire des services publics à travers les lois dites de Rolland (principes réglementaires qui nous ont été donnés par le professeur Louis Rolland à partir de 1934). Ces Lois peuvent se résumer en trois grands principes :
Le principe de continuité : repose sur l’idée que la prise en charge d’un besoin impérieux par le service public lui donne sa légitimité ; il est dès lors inconcevable que le service fonctionne par à-coup et connaisse des interruptions brutales.
Le principe d’égalité : exige que tous les citoyens qui entrent en contact avec le service public soient placés dans une position égale (extension de la Déclaration de 1789).
Le principe de mutabilité: implique que les prestations fournies au public soient toujours adaptées à ses besoins ; si les circonstances changent ou si les usagers présentent de nouvelles exigences, les services publics doivent s’adapter (ils sont soumis à la loi du «progrès », leurs prestations doivent sans cesse augmenter en qualité et en quantité).

S‘y ajoutent, depuis peu, les principes de transparence et de concertation. Ces nouveaux principes sont issus d’une part de la volonté de briser la corruption qui parasitait de nombreux secteurs, et d’autre part de la prise en compte de la démocratie locale (associations, collectivités territoriales…). Les nationalisations mettront fin aux coûts prohibitifs des prestations assurées par des entreprises en situation de position dominante.

Enfin, le principe de participation (souvent appelé « démocratisation du service public ») qui, bien que figurant au rang des acquis de la Résistance (tripartisme), ne fut que trop rarement appliqué et qui ressurgit aujourd’hui sous la forme de conseils consultatifs (CCSPL, Comités d’usagers d’une ligne TER, Observatoires des services publics de l’électricité, etc…..).

Nous constatons alors que ces principes sont des vecteurs essentiels du concept d’intérêt-général qui est un fil conducteur de notre problématique et du concept républicain lui-même. Ils furent d’ailleurs pris comme piliers du programme du Conseil National de la Résistance dès 1944. Cependant, ils n’apparaissent nullement au sein de la constitution de 1958 dont je rappele ci-après l’article 1 :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

Cette constitution se révèle être assez floue sur la notion d’intérêt général. Ce constat ne serait-il pas le nœud Gordien des difficultés évoquées précédemment ?

Ces mêmes difficultés se sont fortement accrues avec l'émergence idéologique de la pensée commerciale mondialiste où le qualitatif est devenu obsolète face au quantitatif et où la pensée marchande, dans sa volonté et sa recherche sans fin du profit au détriment de la qualité, a détruit l'idée initiale de libéralisme ( bonne en elle-même car en adéquation avec le principe d'émancipation de l'Individu ) pour y substituer un leitmotiv de la concurrence universelle où cette dernière, qui avait initialement pour but de favoriser l’émulation (en elle-même facteur de progrès par l’innovation qu’elle favorise ), est devenue une arme destructrice de l'idée même de service public, c'est à dire dans le fond, de service à but non lucratif mais humaniste.

Car cette concurrence est faussée ! Tirant profit de prix compétitifs à coup de non-respect de lois sociales élémentaires, de bas salaires, de dumping économique ( fausse vraies subventions étatiques) ,dissimulation de profits pour échapper à l’impôt etc.

Il est également nécessaire et fondamental d'ajouter que l’actuel démantèlement programmé des services publics n’est, en fin de compte, qu’une étape dans la révolution néolibérale. Il est évident qu’il ne s’agit pas là de la fin d’un long processus. La deuxième étape, après l’anéantissement des services publics, consistera vraisemblablement à mettre fin intégralement à l’existence de la puissance publique des Etats ( il a été question au XIXème siècle du dépérissement de l’ Etat dans un tout autre contexte !).

Au bout du compte, le droit privé devrait ici retrouver une plénitude de ses acquis par l'intermédiaire de l'établissement de la contrainte du contrat individualisé et généralisé. Là est en réalité la vraie finalité du néolibéralisme, c’est-à-dire la fin programmée d’une démocratie dont on a soustrait ses droits collectifs. Un indéniable retour aux sources d’un libéralisme qui a précédé le long cheminement d’un Etat ayant puisé historiquement ses fondements dans la nation.

A ce phénomène, nous pouvons et nous devons y opposer une réponse politique. En guise d'illustration, le Discours d'Ernest Renan « Qu'est-ce qu'une Nation » constitue une formidable référence , car ce discours, qualifiant la Nation d'âme permet de comprendre avec intelligence et loin de tout fanatisme que le seul cadre géopolitique véritablement viable est celui de l'Etat-Nation dans ce qu'il a de plus universel, par le désir de vivre ensemble , la valorisation de la solidarité , de la recherche de la justice sociale , de l’émulation , du bonheur ( à contrario du modèle Allemand de l'Etat-Nation plutôt défendu par Fichte.)

mercredi 18 janvier 2012

Un nouvel Ordre Mondial... Oui, mais lequel ?



Depuis à présent plusieurs années, la thématique du nouvel ordre mondial est devenue un archétype idéologique au sein de nombreux débats politiques et sociaux, dépassant assez aisément le clivage politicien droite-gauche, mettant d'accord une part non négligeable des élites politiques contemporaines, à un tel point que les opposants à cette idée sont souvent assimilés comme sympathisants extrémistes de droite comme de gauche, indiquant déjà la qualité de la liberté d'expression... La société actuelle, perçue par la plupart plus
comme source de marasme qu'autre chose, laisserait penser que ce nouvel ordre mettrait tout le monde d'accord dans le principe car représentant un changement radical de notre
société. Certes, mais vers quelle société souhaitons-nous évoluer ?

Qui n'a jamais entendu la maxime " Les problèmes de l'humanité doivent être résolus par l'humanité toute entière " ? Cette affirmation, justifiant la construction et l'établissement de blocs politiques tels que l'Union Européenne bien sûr, mais également l'Alena, le Mercosur ou encore, l'hypothétique Union Méditerranéenne. Cependant, ces unions ont-elles pour but de régler les problèmes à l'échelle planétaire tels que l'analphabétisation, le non accès à l'eau potable, la progression du vih ... ? Rappelons seulement que notre Union Européenne a pour ancêtre la communauté économique du charbon et de l'acier, que l'Alena ne désigne rien d'autre que l' " Accord de libre échange nord-américain " et qu'enfin, le Mercosur fut fondé en 1991 dans l'unique but de favoriser la libre circulation des biens et des facteurs de production dans une large partie de l'Amérique du sud. Autrement dit, par ces sous-entendus que j'espère percutants, je souhaite faire comprendre que ces unions n'ont d'intérêts que commerciaux et financiers. Comprenez bien, quand on se connait parfaitement, on a nettement plus tendance à se faire confiance pour toutes sortes de transactions. Certes, me direz-vous, de telles zones de libre échange ont aussi des impacts positifs : elles permettent d'équilibrer la balance du commerce extérieur, de renforcer la diplomatie, d'ouvrir vers l'autre, de créer de la croissance... Je suis absolument d'accord avec vous ! L'industrie d'un pays doit vivre, produire et bien évidemment vendre, acquérir une réputation et engendrer une dynamique. Cette dynamique peut très bien exister à l'échelle nationale, mais avec l'établissement de solides partenariats internationaux , la dite industrie pourra prospérer plus facilement.

Cependant, l'existence de ces partenariats n'est pas un problème en soi, le problème, c'est de se demander si ils constituent des finalités. Et là, le véritable problème se pose. Pour les raisons ( non exhaustives) qui viennent d'être énoncées précédemment, nous tendons de plus en plus vers la globalisation. Mais s'est-on déjà interrogé sur les conséquences que cela pourrait avoir ? Que fait-on de la marchandisation systématique qui s'en suivra des biens et des personnes ? Ne parlons-nous pas déjà au sein du monde de l'entreprise de "
Ressources Humaines " ? Si le système actuel d'internationalisme financier se poursuit et même s'intensifie, les êtres humains, le savoir, les connaissances, l'eau potable deviendront par exemple de purs produits marchands et la notion pourtant si symbolique de " Patrimoine commun de L'Humanité " disparaîtra. Déjà, actuellement, les élèves français comme ceux d'autres pays se voient comme des clients qui pourraient faire leur marché au sein des offres de cours proposées, aspirations auxquelles répondent favorablement les
gouvernements dont le nôtre qui impose une réforme du Lycée ( en attendant celle du collège) " à la carte". Pourra-t-on encore longtemps poursuivre dans cette logique de la marchandisation systématique au sein d'un espace géographique devenu très flou où l'échelle locale est maintenue en vie artificiellement à l'aide d'une législation bureaucratique obscure mais où en réalité le concept d'Etat-Nation, si cher à Ernest Renan, et seul cadre viable pour une politique efficace et humaniste, est chaque jour bafoué, méprisé et écrasé face à une dynamique du " toujours plus grand", " toujours plus étendu " favorisant les nominations technocratiques évitant le filtre du suffrage universel ? Où sont les intérêts des peuples ? Où est le respect de la démocratie, de la république et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ? Ce nouvel ordre mondial se voudrait universaliste avec ses mots-valises de " Citoyen du Monde" ou de " Monde-Village", mais il confond universalisme et impérialisme idéologique ! Il semblait logique il y a encore plusieurs décennies que
certaines valeurs, certains patrimoines ne pourraient jamais être abaissés au niveau de la pensée marchande, de l'évaluation monétaire et quantitative. Aujourd'hui, ces aspirations semblent bien naïves et on se demande ce qui pourrait résister à cet état d'esprit.

Si nous laissons les valeurs, les us, les coutumes et les cultures respectives de tous les états du monde être brassées sans état-d'âme en un magma dénaturé, uniformisé et médiocre à échelle planétaire, nous pourrons dire adieu à notre statut de citoyen responsable pour devenir de serviles consommateurs et victimes d'un système dont le but réel n'est autre que l'aliénation. Mais il n'est pas encore trop tard pour inverser cet élan, nous aurons simplement besoin de courage, de volonté et d'une certaine idée de l'Homme !

mardi 10 janvier 2012

Bonheur et Souffrance en mathématiques.

La dualité souffrance-bonheur fut depuis les débuts de la philosophie une thématique riche aux multiples horizons. Il est souvent considéré comme évident voire comme tautologique de définir le bonheur comme l'absence totale de souffrances. Le but de cet essai sera alors de se demander si au lieu d'un rapport d'opposition, de négation logique, il ne serait pas plutôt question de conséquences, d'étapes d'un même cheminement que l'on pourrait presque qualifier d'initiatique, et ce dans le domaine particulier des mathématiques.

En effet, avant même de s'interroger sur les places respectives du bonheur et de la souffrance dans la vie du mathématicien, est-on en mesure de définir avec une grande rigueur ce que sont les mathématiques ? Création de l'esprit humain pour certains, vérité transcendante pour d'autres, il n'est pas encore permis de lever l'ambiguïté suivante sur le statut du mathématicien, découvreur ou créateur ? L'ouvrage intitulé «  Matière à penser » illustre à la perfection cette interrogation centrale. Dans ce livre, le neurologue Jean-Pierre Changeux et le mathématicien Alain Connes s'opposent courtoisement sur leur vision des mathématiques. Alors qu'Alain Connes défend une position purement platonicienne, Jean-Pierre Changeux se range le long d'une approche bien plus pragmatique. Pour ma part, l'approche platonicienne est celle qui donne du sens, de la transcendance à la discipline mathématique. Tout mathématicien, simple étudiant ou Médaille Fields, s'est senti un jour écrasé sous le poids d'une démonstration ou d'une équation. Mais quelle est l'origine réelle de ce sentiment ? Se sent-on écrasé par la lourdeur d'un formalisme qui nous dépasse ? Mais qui est l'auteur de ce formalisme ? Nous mêmes ! L'être humain ne peut que très difficilement se sentir dépassé de manière universelle par sa propre création, du moins, à long terme. En effet, si le genre humain se devait d'être universellement dépassé par un pur fruit de son esprit, cela signifierait tout simplement qu'il est en déclin, en régression générale et voué à disparaître. Or, bien que le genre humain au niveau global soit en fort déclin, il ne l'est pas pour cette raison, mais pour une multitude d'autres qui n'ont pas leur place dans cet essai. Ainsi, si le mathématicien se sent parfois si extérieur à ce qu'il voit sur le tableau , c'est qu'une barrière s'est dressée entre le formalisme et le sens ou devrais-je dire la syntaxe et le sens ! Ainsi, si il est aisément pensable que le formalisme mathématique soit une création de l'Homme, ce que ce formalisme décrit réellement n'en est probablement pas une. Nous ne sommes en mesure actuellement que de décrire des phénomènes, c'est à dire, des représentations particulières de la chose en soi, représentations elles-mêmes adaptées à notre psychologique propre. Le problème pourrait s'arrêter alors sur ce constat amère et oh combien douloureux pour l'Homme, animal politique et donc profondément orgueilleux...

Mais contrairement à l'approche Kantienne, il me semble que la volonté et la soif d'absolu ne soient pas uniquement du domaine de l'utopie ou du clérical... Et là arrive la douleur, douleur de l'Homme, du mathématicien qui veut percer le réel secret et les réelles potentialités de sa discipline. Il est regrettable que tant de personnes abhorrent les mathématiques pour des raisons de formalisme jugé obscur et impénétrable car le formalisme est une étape nécessaire mais ne constitue aucunement un aboutissement. Il est représentatif de l'effort, de la douleur, de la souffrance, de la perte d'espoir qui traverseront nombre de fois les cœurs des plus passionnées, des plus avides de connaissance et de sens ! L'aventure mathématique est un chemin initiatique où l'on apprend à se connaître soi-même avant de connaître l'autre. Il ne peut y avoir de bonheur mathématique sans souffrance préalable. Et les souffrances sont nombreuses... Panne sèche d'inspiration devant un exercice, angoisse devant un nouveau chapitre, un nouveau concept ou même parfois, un nouvel espace localement convexe ou pas ! Mais aussi, incompréhension totale devant un cours jugé obscur qui nous fait regarder le tableau noir avec la même lueur de désespoir que celle du condamné face à son bourreau.

Mais oh combien les bonheurs consécutifs sont intenses, et chaque fois, révélateurs de notre admiration pour une science qui ne cesse de nous étonner, de nous impressionner et de nous remettre à notre place, notre véritable place ! Et une fois que ces petits bonheurs et ces petites souffrances ont forgé notre caractère et même notre âme, une ultime vocation intellectuelle s'éveille en nous , la chose en soi, le fond de la connaissance, l'être de l'étant selon les écoles. Et alors, le mathématicien se sent prêt à affronter toutes les souffrances de l'esprit voire même du corps qui sont envisageables car au bout de ce cheminement, de ces pérégrinations intellectuelles qui s'avèreront nombreuses et pour beaucoup infructueuses, se cache peut-être le sens même de cette discipline, un sens tel qu'à ce niveau, le mot même de discipline n'a plus de signification. La discipline est un chemin, le sens est une destination. Peut-être et même probablement, le sens, l'être de la chose en soi demeurera toujours caché au mathématicien comme au philosophe, mais en y réfléchissant bien, le fait de pouvoir approcher asymptotiquement ce Graal sans jamais le toucher, et donc permettre à l'homme éternellement de demeurer perfectible sans sombrer dans une destructive perfection, n'est-ce pas cela le véritable Bonheur ?

vendredi 30 décembre 2011

dimanche 25 décembre 2011

Vidéo sur la dette publique.

Voici une courte vidéo très bien faite sur une thématique d'actualité ! Comme vous  pourrez le constater, nous avons encore beaucoup de travail...

jeudi 8 décembre 2011

Perspectives Européennes.

En pleine période de marasme européen, où les chefs d'état donnent l'impression de ne plus avoir aucun pouvoir mais uniquement le devoir de s'aligner fidèlement sur les directives des agences de notation, il serait temps de faire un point !
Oui, c'est un fait malheureux, mais en 2011, des agences dites de " notation "  se permettent de considérer les nations européennes comme une vieille famille endettée jusqu'au cou et dont on parcoure les pièces de l'appartement avec l'air supérieur d'un huissier de justice, cherchant le bien ou le bibelot qui épongera modestement la dette accumulée. Certes, de nombreux pays ont vécu au dessus de leurs moyens et les dettes sont là, mais le fait de mettre le doigt sur la couture du pantalon devant" Standard et Poors" par exemple et d'accumuler les plans de rigueur devenant insupportables pour les classes moyennes et à plus juste titre, les plus défavorisées, est-il une solution ?
Depuis quelques jours, tous les pays de la zone euro possèdant le précieux " AAA" sont mis sous surveillance et les derniers hommes politiques " providentiels " ayant rejoint l'arène européenne et en particulier MM Papadémos, Monti et Draghi sont tous des ex-collaborateurs de Goldman Sachs. N'y aurait-il pas une volonté réelle non pas simplement de ramener de l'ordre financier en Europe mais également de mettre cette dernière au goût politique et social de certains ? Aurait-on oublié qu'en République, la finalité est la quête de l'intérêt commun et l'établissement d'une relation privilégiée entre les membres de la Nation ?
Combien de temps les peuples européens accepteront-ils d'être dirigés indirectement par une armée de technocrates et de bureaucrates non issus, pour l'immense majorité d'entre-eux, du suffrage universel direct ?
L'Europe , si elle veut survivre, doit devenir une grande Europe des Nations Souveraines où les diversités, les divergences seront acceptées avec respect mais avec la permanente volonté de travailler ensemble dans des grands projets qu'ils concernent la Science, la Culture, l'Education, la Défense ou encore la Politique Etrangère. Vivre ensemble mais avec la non volonté d'uniformisation des peuples et des cultures, c'est d'une part stopper les diverses xénophobies dans leur démagogie et vivre un grand projet Humaniste et Politique !

mercredi 8 juin 2011

Du besoin d'Elite en Democratie.





La démocratie a-t-elle besoin d'élites ?






Le régime politique, dit « démocratique » est le fruit d'une longue évolution à travers les époques et les nations. De la Grèce de Périclés jusqu'aux salons de Virginie où naquit en 1776 la  Bill of Rights  sans oublier, en France, la nuit du 4 août 1789, des hommes se sont exprimés, révoltés ou indignés pour faire accepter et imposer l'idéal démocratique à travers le monde, en stipulant selon l'article 1er de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen que: «  les Hommes naissent libres et égaux en droits ». Un message à portée bien évidemment universelle où les Hommes ne sont plus seulement abordés et compris en tant qu'individualités ontologiques mais également comme éléments irréductibles d'un ensemble sociétal où fraternité et tolérance mutuelle doivent être les maître-mots.
La démocratie est par définition le régime politique qui établit comme priorité absolue la recherche de l'intérêt commun, cet intérêt commun devant être fixé par le peuple qui élit ses représentants. La démocratie possède également un grand mérite, elle a fait en sorte que les décisions fondamentales devant s'appliquer au sein d'un état, qu'elles soient de type politique, social ou économique, soient le fruit du dialogue, du débat, de la confrontation des idées et des intelligences. Certains individus, par les réserves ou oppositions qu'ils émettent à l'encontre d'idées formulées par d'autres, contribuent à l'enrichissement du débat car la démocratie affirme que les dites contradictions, si elles sont fondées, ne peuvent pas être négligées ou ignorées car il en va alors du principe de la liberté d'expression. Mais au-delà de ces principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie doit également être caractérisée par des principes tels que l'honnêteté ou la laïcité, qui s'illustrent par exemple par la liberté de culte ou le refus sans ambiguïté de la corruption des élus et des fonctionnaires. Ainsi, à ceux qui ont affirmé ou affirment encore que la démocratie se limite à une dictature de la masse, je leur réponds qu'ils se trompent, car il n'est nullement question d'un pacte républicain où tout serait permis. En effet, l'expression de la volonté du peuple souverain, pour qu'elle conserve toute sa valeur, doit obéir à des devoirs fondamentaux : respect de la loi, de la constitution, participation au votes et respect de l'issue du même vote. Faute de quoi, la démocratie dégénérerait nécessairement en ochlocratie, au sein de laquelle on devrait faire face à :  « une dénaturation de la volonté générale » nous dit Rousseau dans son Contrat Social. La volonté générale ne doit en aucun cas s'effacer devant certaines volontés particulières. J'en viens alors au noyau dur de mon propos et de ma problématique; à savoir, comment protéger la démocratie face aux dangers de l'ochlocratie, qui elle, représente véritablement la possibilité pour la foule de satisfaire ses moindres désirs. Ce populisme est à bannir de nos principes républicains et il est donc nécessaire de lui faire barrage d'une manière efficace. Quel est le moyen le plus efficace me direz-vous ? Je réponds sans hésitation qu'il est nécessaire de posséder un État et des institutions fortes.
Contrairement à ce qui est parfois pensé, murmuré ou même crié dans certaines circonstances, les Institutions et l'État ne sont , en démocratie, aucunement là pour monopoliser un pouvoir mais pour assurer le bien du Pays et la quête de l'intérêt général par la combinaison d'une part de leurs aspirations et de leurs compétences, et d'autre part, du pouvoir que le suffrage universel leur a octroyé. Ces individus, de par les postes essentiels qu'ils occupent pour le bon fonctionnement de la démocratie, se doivent de posséder des qualités, aptitudes voire des talents particuliers qui les rendront plus compétents que d'autres. Je pense par exemple à des convictions solides, à une culture leur permettant d'avoir du recul sur le passé de la Nation, à des facilités de communication, qu'elles soient orales ou écrites. Une fois ces exemples donnés, j'affirme donc que la démocratie a besoin d'élites. Si notre pacte républicain nous considère égaux en droits et en reconnaissance civile, nul ne peut prétendre que les individus sont doués des mêmes compétences. Ainsi, à partir du moment où l'on recherche pour une ou un corpus de compétences données, ceux qui possèdent les meilleures aptitudes, il y a nécessairement sélection et là où il y a sélection, on peut parler d'élite. Platon dans sa Politeia ou République introduit les concepts de « Société politique » et «  Société Civile ». L'élite dont je parle ici pourrait aisément être assimilée à cette société politique. Mais laissez-moi préciser une notion fondamentale. Cette élite ne peut pas uniquement se caractériser par des compétences intellectuelles mais doit aussi posséder de profondes valeurs morales. En effet, L'ochlocratie perdit la république d'Athènes et rendit possible en France le régime de la Terreur, j'insiste donc encore une fois sur la nécessité de la combattre par un pouvoir fort, mais nous savons que le pouvoir ne convient pas à tout un chacun, y compris parmi des individus à haut degré de compétence. Le pouvoir possède en lui une composante intrinsèque dangereuse qui peut pousser à la corruption de ses propres idéaux et transformer facilement un pouvoir fort mais démocratique en un pouvoir tyrannique où la volonté du peuple sera alors ignorée et méprisée. Ainsi, l'Homme de pouvoir, indépendamment de l'institution à laquelle il appartiendra , qu'il soit issu du législatif, du judiciaire ou de l'exécutif devra utiliser son intelligence et sa morale au service de la démocratie, pour la protéger contre ses multiples dégénérescences, sans jamais être tenté par les abus de pouvoir ou les comportements autoritaires non justifiés. Peu d'hommes répondent à tant de critères cumulés et c'est pour cette raison, encore une fois, que j'affirme qu'une démocratie digne de ce nom a besoin d'une élite.
Je sais bien que pour certains, le mot «  élite » est un substantif tabou au sein d'une démocratie. On pourrait même penser que « élitisme » s'oppose à démocratie mais il n'en est rien car au sein d'un tel régime, tous les moyens doivent être utilisés pour pouvoir identifier les talents de demain, indépendamment de leur origine ethnique, politique , religieuse ou sociale. Au sein d'un régime aristocratique, par exemple , les élites sont désignées par leur sang, leur appartenance familiale. Le pacte républicain, lui, se doit d'assurer l'égalité des chances et je pense que c'est une des plus belles réussites de l'idéal démocrate. L'homme de pouvoir de demain, avec les lourdes responsabilités précédemment nommées qui sont les siennes, doit pouvoir venir de tout milieu. La démocratie ayant besoin d'élites, elle se doit de maintenir le niveau et la crédibilité de ces dernières au nom de sa propre survie et de son propre respect. La démocratie, c'est la possibilité d'une méritocratie et non un nivellement par le bas, c'est une importance toute particulière donnée aux aptitudes et non aux origines sociales ou au copinage et c'est également l'égalité et non l'égalitarisme. Et dans cette voie, nous pouvons être fiers de La France car la création de la Légion d'honneur, de l'ordre du Mérite, ou encore le système de concours d'entrée dans la fonction publique ou les corps de l'État a favorisé au sein de nos institutions la logique de méritocratie. Mais attention, il ne sera jamais assez répété que le statut , le poste ou la fonction ne sont nullement des finalités, ce sont des leviers d'action sensibles qui doivent être manipulés dans l'intérêt du pays et de la démocratie. Les citoyens qui ont ces responsabilités, qu'ils l'aient acquises par concours ou par suffrage, se doivent de rendre des comptes et de faire part de leurs résultats car en démocratie, les échanges ou les actions politiques existent dans les deux sens. Il est donc fondamental, en vue de protéger la démocratie contre ses diverses dégénérescences ochlocratique ou anarchique, caractérisées par le chaos et le règne de la force, d'assurer l'existence d'une élite éclairée et morale au sein de la société politique.

Mais me direz-vous , qu'en est-il de la société civile ? Après tout, c'est bien elle qui rassemble la grande majorité des concitoyens. A-t-elle besoin également d'une élite ? Et bien je répondrai «  Oui, bien évidemment !!  ». Comment pourrait-on parler de démocratie en établissant un tel fossé, un tel clivage ? La société politique et la société civile se doivent de dialoguer, communiquer et surtout se comprendre à une époque où le thème de l'incompréhension entre ces dernières devient un sujet récurrent de la presse. Ainsi, le problème n'est plus de s'interroger sur la nécessité d'existence d'une élite au sein de la société civile mais plutôt le rôle de cette élite qui doit être non pas similaire mais complémentaire à l'élite de la société politique. En effet, une grande diversité au sein des élites garantit elle aussi la protection du système démocratique en évitant la domination de la société par une élite unique comme l'analysait brillamment Raymond Aron. La question fondamentale suivante se pose alors :Quel doit être le rôle principal des élites dans la société civile ? Et bien , selon moi, les élites doivent être sources de dialogues et d'échanges. Elles doivent constituer le moteur inépuisable des grands débats et grandes problématiques à échelle nationale, mais aussi de nos jours, à échelle européenne et mondiale. La démocratie doit être pensée sans cesse car bien qu'elle soit définie sans trop d'ambiguïtés au niveau politique, elle regorge de subtilités et engendre par son concept même de nombreuses interrogations dans les domaines philosophique ou sociologique. La démocratie n'est pas une acquisition définitive sur laquelle on pourrait se reposer armé de grands principes, mais un objet d'interrogations et de remises en cause sans cesse renouvelées dans le but de la rendre toujours plus crédible et adaptée aux conjonctions mondiales. Dans son essai L'Elite intellectuelle et la démocratie, Émile Durkheim écrit que : «  L'intellectuel doit aider le citoyen à se reconnaître dans ses idées à l'aide d'ouvrages ou de conférences ». Cette phrase est à mes yeux riche de sens et représentative de l'idée que je me fais du rôle de l'élite au sein de la société civile. Le rythme actuel effréné de notre société empêche une grande part des citoyens à accorder ne serait-ce qu'un minimum de leur temps à la lecture ou à la fréquentation de lieux de culture, d'échange et de savoir. C'est à mes yeux un constat dramatique qui ne peut avoir comme tendance qu'à creuser de profondes divergences entre d'une part, une minorité d'intellectuels recroquevillés sur leur savoir, leur domaine de compétence et leur bulle et d'autre part, la grande majorité des concitoyens développant le ressentiment qu'on cherche uniquement à faire d'eux des moyens de production de la richesse nationale sans leur proposer les débats qu'ils méritent. Conséquence première de ce fléau, un mépris de plus en plus accentué envers les élites allant jusqu'à considérer que le système incarné par ce pouvoir est en réalité très loin de leurs attentes ce qui se traduit actuellement par deux faits majeurs et dramatiques : le désintérêt croissant pour la problématique politique et la montée des populismes, qu'ils soient d'extrême-droite ou d'extrême-gauche, représentants de l'ochlocratie menaçante évoquée précédemment. Ainsi, le peuple, principal acteur de la démocratie, devient le bourreau de cette dernière. Pour éviter cela, il est donc fondamental que les élites, au sein de la société, incarnent pleinement leur rôle. La rupture entre l'intellectuel et l'image qu'il suscite n'est plus acceptable. Souvenons-nous de Jules Ferry et de son prodigieux projet d'une école laïque, publique et obligatoire, où l'instituteur, le Hussard de la république, n'avait pas qu'une fonction d'enseignant, mais incarnait tout un symbole car l'école était un moyen d'ascension sociale. Souvenons-nous aussi de l'idéal de Condorcet qui, dans son Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, en 1795, estimait que l'acquisition du savoir est le moyen principal de hisser l'humanité. Il est donc fondamental que philosophes, historiens ou sociologues multiplient les tribunes, les discours, les ouvrages et les séminaires. Mais attention, je ne nie aucunement la qualité de l'entendement propre de l'ensemble des citoyens. Certains autodidactes sont d'une très grande valeur et je ne fais ici aucune distinction entre les «  diplômés » d'une part et les « autres »d'autre part. Mais la culture au sens large du terme a vocation à être diffusée, partagée et critiquée. Bien évidemment, certains savoirs seront trop techniques pour être abordables d'une manière non épurée au plus grand nombre et c'est là qu'intervient l'importance première de la notion de vulgarisation. Non, la vulgarisation n'est pas une tâche basse. Nous sommes arrivés à un stade de développement des idées si important que la spécialisation est devenue une nécessité absolue dans l'immense majorité des domaines, voire dans sa totalité. Le danger de clivage au sein de la société est donc particulièrement important et il est impératif de faire en sorte que cette même société ne devienne pas une somme indéfinie de domaines d'experts ne communiquant pas entre eux, une sorte de système de castes de l'esprit. Les savoirs doivent circuler !! Les vulgarisateurs, qui avant d'être vulgarisateurs sont d'abord scientifiques, philosophes ou économistes jouent donc un rôle clef car ils se doivent d'être à la base d'une dynamique pluridisciplinaire qui rende l'idéal démocratique vivant et homogène. Des enjeux de l'énergie nucléaire aux modèles alternatifs du système capitaliste en passant par les dynamiques géopolitiques du Proche-orient, les citoyens doivent posséder de l'information et être éclairés sur une multitude de sujets sans être embarrassés par un langage trop technique et donc obscur car au nom du principe de démocratie, ils seront appelés à se prononcer. Et comment pourraient-il se prononcer avec raison et conviction s'ils n'ont pas été assez informés par les élites ? On voit là, encore une fois, une possibilité de dégénérescence du modèle démocratique. Les élites de la société civile ont pour vocation d'éclairer et d'informer alors que celles de la société politique doivent tout faire pour favoriser cette information et cette transparence, cette affirmation impliquant par exemple la liberté de la presse. En effet, on ne doit pas informer les citoyens uniquement aux séances publiques du Collège de France ou de l'Ecole Normale Supérieure, mais également dans les journaux , les livres ou la radio. L'apport fondamental des médias au sein de la démocratie apparaît alors évident, ils ont deux fonctions principales: premièrement, être le vecteur informatif entre les élites et le reste du corps social et deuxièmement, favoriser le dialogue entre les citoyens eux-mêmes. Chaque fois, le but étant de lutter contre toute distanciation. J'en profite ainsi pour condamner certaines dérives des médias, en particulier, les médias télévisuels, qui par l'intermédiaire de la télé-réalité infusent un message fort négatif au sein de la société. Ainsi, la démocratie se présente comme un régime exigeant car elle demande beaucoup au membre de l'élite comme au citoyen lambda. On comprend alors d'autant mieux le caractère fondamental de la liberté d'expression car elle permet certes aux concitoyens d'interpeller les élites politiques sur les différents sujets ou préoccupations de société mais aussi aux élites civiles de communiquer leurs messages et le contenu de leurs réflexions et enseignements au reste de la population dans le but comme je l'ai expliqué précédemment d'entretenir une démocratie dynamique, critique et pensée et par conséquent protégée de ses propres risques de dégénérescence.
Ainsi, la démocratie apparaît comme un projet ambitieux de société, où tout concitoyen, quel que soit ses caractéristiques ethnique et religieuse doit pouvoir accéder à des postes à responsabilité en fonction bien évidemment de ses capacités. Mais d'autre part, au sein d'un tel système, tout un chacun se doit d'être informé avec sérieux sur les grands enjeux de notre époque, dans tous les domaines, pour que le suffrage universel soit véritablement une expression raisonnée de la volonté générale d'un peuple averti. Une telle capacité d'information passe nécessairement par l'existence d'une élite dite « civile » ou pourrais-je reformuler, au sein d'un contexte de délocalisation, d'une élite locale composée par exemple de philosophes, de scientifiques, de journalistes spécialisés ou encore d'économistes. Cependant, la démocratie est menacée en permanence par les appétits de quelques particuliers voulant passer outre la primauté de l'intérêt commun. En France, des mouvements populistes tels que le boulangisme ou le poujadisme n'ont cessé par exemple de critiquer la légitimé des élites précédemment citées en faisant croire à grands coup de démagogie que le peuple éduqué pouvait régresser, et tout cela, uniquement en vue de satisfaire un opportunisme politique. C'est justement pour lutter efficacement contre de telles dérives que la nécessité d'une élite politique forte et morale est impérative en démocratie. Pour reprendre le titre d'un essai de Pierre-André Taguieff, l'élite politique, et plus largement l'élite en démocratie, c'est l'arme la plus efficace contre l'illusion populiste.
Je vous remercie de votre attention!


Le Platonicien.